Le confinement: une bonne claque dans ta gueule pour te sortir les doigts du c**?

 

Je suis une fille qui croit à l’univers, à ses messages. Du coup forcément qu’en il nous tombe une pandémie sur le coin de la gueule (oui je pense que je suis partie pour être vulgaire dans ce post) moi je me dit: y’a une raison à ça, l’univers est entrain de nous passer un message. Et vu certains posts que je vois passé sur Insta ou autres réseaux je ne suis pas la seul à le penser.

 

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Oui mais voila je pense aussi que ce message il est destiné à nous tous en tant qu’humain. C’est un peu le « wtf gamin tu fou quoi avec cette joli planète, tu vas tout casser » . Le truc pour te faire prendre conscience qu’on est vraiment entrain de foutre une merde sans nom et que si on se ressaisi pas vite ben on va avoir de gros soucis.

Sauf que voilà, il y a ceux qui pensent encore que le dérèglement climatique, l’épuisement des ressources tout ça tout ça c’est juste un mythe ou un truc pas trop important. Ceux la ils avaient bien besoin qu’on les réveils un peu. Et j’espère vraiment voir des changement dans les comportements de ces personnes . Il y a tellement de petits gestes simples que l’on peut faire à notre échelle, tout les jours, pour aider la planète à aller mieux. Mais ça, c’est pas le sujet du jour.

Mais y’a aussi les autres, ceux conscient de tout ça et qui essaye déjà de sauver ce qui peut être sauvé, sans pour autant être parfait, car ça, c’est pas un truc d’humain. Et du coup, ceux là, ben ils sont juste en mode : »ben ouais, mais en même temps on a pas arrêté de vous dire que c’était la merde et qu’il fallait faire quelques chose…. ben voila ». Du coup qu’elle leçon pour eux dans tout ça (à part leur donner raisons et les faire bader encore plus?) .

C’est là ou je veux parler du deuxième message que l’univers essaye de nous délivrer: il n’y a pas que la terre qui part à volo (à cause nous on est bien d’accords). Il y aussi notre petit être intérieur. Ce petit « soi » qu’on oublie bien trop souvent d’écouté. Merci la vie à mille à l’heure (qu’on choisi aussi parfois), les écrans et les milles et unes distractions qui nous permettent de cacher la m***. On se déconnecte petit à petit du monde et de nous même en étant paradoxalement hyper connecté.

 

Alors je me suis demandé qu’elle était ma place dans tout ça? Pourquoi je me retrouvais dans cette situations de confinement, seul entre 4 murs. J’ai d’abords trouvé ça un peu injuste, j’en prend conscience en écrivant. J’avais le genre de pensés un peu débiles style: « non mais ça va je suis consciente des enjeux écologiques, je fais déjà pleins de trucs, qu’est ce que j’ai à apprendre de tout ça ». Je voyais pas mal de choses passer sur le développement personnel etc et je me disais « non mais moi tout vas bien j’ai plus rien à régler ». (ce qui soit dit en passant était une façon de penser toute a fait inédite chez moi). Jusqu’à ce que bim, dans mes dents.

Et la je me suis rendu compte que depuis 6 mois j’avais tranquillement enfermé mes petits démons, bien profondément dans un coin de ma tête. J’ai bien recouverts leurs bruits de toutes les occupations possibles, jusqu’à totalement oublié que je les avais mis là.  Et puis d’un coup, face au calme et au silence de ce confinement imprévu,  je découvre qu’ils ont bien profité de mon ignorance pour faire un baby boom dans mon crâne et agrandir la famille. Et pour le coup, eux, ils sortent de confinement là, et comme nous dans quelques semaines pour eux c’est POMPELUP les gars que la fête commence!

 

illustration visages multiples

 

Alors le but de tout ça, c’est peut être ça aussi. Installer ce silence pour que l’on puisse à nouveau entendre les choses essentielles. Celles qui touchent au monde, mais aussi celles qui touchent à notre être profond. A nos connections aux autres et à nous même. Et bien sur au monde qui nous entoure. Je ne parle pas de notre âme, mais de ce niveau au dessus de l’âme. Ce point d’équilibre . La conscience profonde de notre être où la balance entre l’émotionnel et la raison est juste et nous donne accès à la réalité objective. Une réalité immuable.

Mais au delà de ce silence c’est aussi nous confronter à nos doutes, nos angoisses, ou même nos addictions. Nous obliger à affronter ce qui doit l’être pour s’en libérer . Nous forcer à aller au bout de nos pensées limitantes pour finalement se rendre compte que l’on a plus besoins d’elles pour avancer. Au contraire.

Je ne peux m’empêcher de voir tout ça comme un grand nettoyage. Sur tout les plans. Et surtout sur le plan de nos consciences. 

 

Illustration

Alors avec ça on fait quoi?

La grande question… Même si je crois réellement que le premiers pas, et surement le plus important. C’est déjà de prendre conscience des petits « démons » qui nous sont propres. Et je vous assure qu’on en à tous, sans exceptions.

Depuis toujours je suis une personne qui s’auto-analyse beaucoup et sur-interprète tout les comportements humains. Les miens, ceux des autres (hyper sensibilité bonjour)… Et je vous assure ce n’est pas forcément une qualité, bien au contraire ça complique beaucoup de choses et c’est moralement épuisant. Mais dans toute ombre il y a de la lumière et le côté positif à tout ça, c’est que j’ai à presque 30ans une cartographie assez précise de mon caractères et de ses zones  » troubles ». Je comprends mes émotions, mes réactions, quel mécanisme les déclenches etc (enfin la plupart du temps). Et même si ça ne fait pas tout, c’est déjà d’une grande aide.

Alors je sais que beaucoup ne sont pas comme moi (et dans un sens je vous envie). Mais si  vous avez envie de profiter de ce silence pour faire le point. Ou tout simplement si le calme soudain autour de vous créé chez vous une sorte de malaise que vous ne pouvez expliquer. C’est que peut être c’est le moment pour vous de commencer à creuser.

Mais par ou commencer?

 

Je n’ai clairement pas la science infuse et il m’a fallu plus de 20 ans pour réussir à comprendre les mécanismes de ma personnalité et réussir à les contrôler un minimum. Et le travail est loin d’être terminé croyez moi. Du coup je n’ai pas de formules magiques à vous donner, même en ayant une licence de psychologie… mais je peux vous donner des pistes. Des choses qui ont, j’ai l’impression, marché pour moi.

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 – Par exemple pensez à un événement marquant de votre vie ou vous avez eu une réaction forte. Ca a vraiment déclenché un truc en vous. Si ça peut vous aider, notez sur un papiers les émotions que vous avez ressenti à ce moment là. Puis essayer de comprendre ce qui à pu les motiver. Ce qui dans votre vie, vos expériences a induit cette réponse de votre part. Essayez ensuite avec des événement qui ont déclenchés des réactions peut être plus subtiles et finalement tout aussi impactantes voir plus.

Vous allez surement voir des sortes de pattern se dessiner. Vous rendre compte de réaction similaires dans différentes situations etc Par exemple vous remarquerez sans doute que le plus souvent on se rend compte que notre agressivité vient enfaite d’une peur. Peur de l’abandon, peur de décevoir, peur de ne pas être à la hauteur etc En vous posant ce genre de questions vous allez non seulement mieux vous connaitre et pouvoir ainsi mieux réagir et « encaisser » plus facilement. Mais en plus de ça vous serez capable de mieux comprendre les réactions des autres, qui sont humains comme vous ,et répondent donc, dans les grandes lignes, aux mêmes mécanismes.

 

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– L’autre conseil que je peux vous donner c’est de tenir une sorte de journal de bord de vos pensées/émotions. J’avoue ne plus le faire depuis un moment, mais pendant très longtemps j’ai eu des cahiers que je remplissais de textes intuitifs le plus souvent, de dessins etc Au bout d’un moment vous allez surement vous rendre compte de choses qui reviennent, des situations, des mots qui enclenchent les mêmes réactions. Il y a surement quelque chose à creuser par là.

Et au delà de ça c’est juste extrêmement libérateur d’exprimer ses émotions et le faire par écris permet je trouve d’apaiser énormément l’esprit. Même principe que le fait de faire des listes pour s’organiser.

 

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–  et je voudrais juste ajouter une derniére chose: soyez patient et bienveillant avec vous même. ET soyez le aussi avec les autres. La plupart de nos schémas limitants, des patterns que nous avons mis en place pour nous protéger nous viennent de notre enfance. Mais nul ne sert de blâmer notre entourage pour les conséquences d’actes passés depuis des années. Cela ne fait rien avancer je vous l’assure. Je sais que je marche un peu sur des oeufs en disant ça et je ne suis pas prête à entrer trop dans l’intimité de ma vie et de celle de ma famille ici pour vous expliquer à quel point même dans les situations qui peuvent paraitre les plus graves et impardonnables, la rancoeur ne mène à rien d’autre qu’à nous enchainer à notre passé.

La lumière est devant et elle s’accompagne du pardon et d’un lâcher prise qui peut mettre du temps à s’opérer, mais est essentielle pour avancer. (Je dit pas que tout ça est facile hein, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire.)

 

l'aveugle

Mais ce n’est pas parce qu’on a identifié nos « troubles » que tout est réglé, alors on fait quoi?

 

 

On en arrive au point ou je ne saurais quels conseils vous donner car je suis un peu désemparé. Enfin si, je peux tout de même vous dire une chose: ne fuyez pas. Ne vous fuyez pas.

En tant normal , en comptant bien que mes petits démons aient eu l’occasion de se rappeler à moi, je serais surement allé voir mon psy (« surement « ,parce que 9 fois sur 10 je repousse et n’y vais jamais). Où j’aurais adouci leurs bruits, avec le bruit de ma vie, pour les rendre moins pesant et prendre calmement le temps de les gérer. Sans que ce soit trop désagréable. J’aurais fait diversion surtout, soyons honnête. Mais là pas le choix. Clairement je suis enfermé avec eux et si je veux pas qu’ils aient ma peau, c’est à moi d’avoir la leur.

Pour la partie comment je vais m’y prendre, ça on en reparle. Parce que clairement pour le moment je prend de pleins fouet connaissance du fait que ma peur de l’abandons, mes troubles de l’anxiété, mes tendances à la paranoia et à la dévalorisation de ma personne ont pris une jolie place bien douillette dans mon crâne. Et soyons clair, je ne suis pas du tout contente de les revoir. Merci le confinement toute seul dans un appart en ville sans jardin et sans voisins. Mais j’ai lu à différents endroits que la lumière n’était pas loin (je vous recommande tellement d’aller découvrir le compte et la chaine de @bymathilda_ ), que les choses allaient évoluer et qu’un grand changement été entrain de s’opérer.  Et vous vous souvenez que crois en l’univers, aux messages des guides. Au niveau de l’Homme, mais aussi de l’individu (encore une fois pas de magie, il faut quand même se donner les moyens de nos ambitions). L’univers tire sa sonnette d’alarmes et les guides sont là pour nous aider à nous ajuster. Je ne suis pas inquiète.  Il faut simplement que je trouve le moyen d’évoluer moi aussi, de trouver le chemin sur lequel je dois être. avant de devenir folle, hahaha.

Et je crois que c’est aussi la grande leçon de tout ça. Il y a la conscience de l’impact que nous avons sur le monde, mais aussi le devoir de nous reconnecter à nous même, d’apprendre à nous entendre à nouveaux. Trouver notre véritable chemin qui ne peut être qu’en adéquation aux énergies de l’univers (ça y est j’ai l’impression d’être aussi perché que ma mère #pardonmaman )

Après je ne dit pas que ce confinement doit à tout pris être une retraite spirituelle si vous n’en avez pas envie, si vous n’êtes pas prêt. Mais je pense sincèrement que c’est une opportunité que l’on nous donne de ralentir les choses et de rattraper le cour de notre vie.

 

1er leçon: accepter mes parties cassées

2èmes leçon: ne pas se laisser paralyser par ses émotions et ses pensées.

Extérioriser à l’écrit , en dessinant ou avec toute autre activité qui nous permet de nous apaiser et ne nécessite pas de sortir! RESTEZ CHEZ VOUS! Attention l’idée n’est pas de se couper de ses émotions, mais de les canaliser pour les rendre plus claire, et essayer de les comprendre. Par exemple pour m’apaiser j’ai écris cet article et j’ai dessiné pour l’illustrer: des activités qui m’ont détendu, sans me faire oublier que j’ai des choses à gérer et des choses auxquelles portés de l’attentions. 

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2 Commentaires
  • Pauline
    mars 22, 2020

    Je me reconnais énormément dans tes mots. La dévalorisation, l’anxiété, la surinterpretation etc. Le joli package de l’hypersensible haha !! Et comme tu dis, c’est émotionnellement épuisant mais si important de l’écouter et de l’apprivoiser…
    La thérapie aide et soulage quant on trouve la bonne personne. C’est une grosse entaille dans le budget mais le bien-être psychique n’a pas de prix. Tes dessins sont magnifiques, j’aime beaucoup, bravo !

    • Camille ASWC
      mars 22, 2020

      Merci pour les dessins, oui c’est clair un non thérapeute ça aide et je file voir le miens des qu’on pourra de nouveau mettre le nez dehors.

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